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Chimie de la Matière Condensée de Paris

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Le LCMCP

 

Laboratoire de Chimie de la Matière Condensée de Paris (LCMCP) - UMR 7574

Directrice : Florence Babonneau

Tutelles : Université Pierre et Marie Curie (UPMC) - CNRS - Collège de France
Sections de rattachement :
    • CNRS : INC sections 15, 11 (14)
    • CNU : 33 (31, 32)

Fédération de Recherche : Institut des Matériaux de Paris-Centre (IMPC - FR2482)

Ecole Doctorale : ED 397 - Physique et Chimie des Matériaux

Labex : MATISSE
Equipex : Paris en Resonance
C-Nano Ile-de-France

 

Conférence/Table ronde: "Du Bio-Art au Nano-Bio-Art "

Intervenant dans le cadre de l’année internationale de la Chimie 2011, le Projet OpenLab est un événement novateur à la croisée entre l'art contemporain, la chimie et les nanosciences. Le projet repose sur l’échange des expériences et connaissances respectives entre chercheurs et artistes.

L'équipe du Projet OpenLab, en collaboration avec le Centre des Arts d'Enghien-les-Bains, à l’occasion de l’exposition d’Eduardo Kac intitulée "Life, Light & Language", est heureux de vous convier à la Conférence/Table ronde:

Activité

Notre activité de recherche s'articule le long des thèmes transversaux suivants :
- Matériaux fonctionnels pour l'énergie, l'environnement et les technologies de l'information
- Matériaux fonctionnels pour la biologie et la médecine
- Texturation et organisation multi-échelle de la matière
- Elaboration de nanostructures 2D et 3D inorganiques et hybrides  

Le LCMCP est partenaire du LABEX MATISSE
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A la Une
Sujets de thèse au LCMCP pour l'année 2019
Consulter la liste des Sujets de thèse au LCMCP pour l'année 2019.
Consulter la page de l'école doctorale Physique et Chimie des Matériaux pour voir les modalités d'inscription aux concours.

Le LCMCP recherche un candidat pour une thèse financée par l'ANR avec démarrage en septembre 2019 : Flux Microwave Assisted Heating for the Recycling of strategic materials

Le LCMCP recrute un(e) ingénieur(e) ou technicien(ne) en CDD
Voir la fiche de poste CDD Matrices denses transparentes ou non en collagène fibrillé pour une application en chirurgie oculaire
Le LCMCP à l'honneur
Le projet ANR Chococomp au JT de TF1 ... c'était dimanche 3 décembre à 20h.
Extrait
03/12/17

Sophie Carenco, lauréate d'une Starting Grant de l'ERC
Bâtir une « pince moléculaire » à la surface de nanoparticules
L'ERC Starting Grants vient de récompenser 406 jeunes chercheurs ambitieux en investissant 605 millions d'euros dans leurs projets de recherches prometteurs.
11/10/17

Dernières publications
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Adsorption  and Self-Assembly of Bio-Organic Molecules at Model Surfaces: A Route towards Increased Complexity.
D. Costa, C.-M. Pradier, F. Tielens, L. Savio
Surface Science Reports, 70, 449 (2015).

An aqueous one-pot route to gold/quantum rod heterostructured nanoparticles functionalized with DNA.
C. Hamon, C. Martini, P. Even-Hernandez, B. Boichard, H. Voisin, L. Largeau, C. Gosse, T. Coradin, C. Aimé, V. Marchi

Chem. Commun
. 56, 16119-19122 (2015).

Exploring the Molecular Structure of Imidazol-Silica Based Nanoparticle Networks by Combining Solid State NMR and First Principles Calculations.
M.-A. Neouze, M. Kronstein, M. Litschauer, M. Puchberger, 
C. Coelho, C. Bonhomme, C. Gervais, F. Tielens
Chemistry - A European Journal, 20, 15188 (2014).

Engineering of the optical response of the titanium-MIL-125 Metal-organic framework through ligand functionalization.
C.H. Hendon, D. Tiana, M. Fontecave, C. Sanchez, L. D'Arras, C. Sassoye, L. Rozes, C. Mellot-Drazniekds, and Aron Walsh.
J. Am. Chem. Soc, 2013, 135,10942-10945.
DOI : 10.1021/ja405350u

Reduction of NiO to Ni in nanocrystalline compostite NiO/CeO.9Gd0.102-d porous thin films: Microstructure evolution through in situ impedance spectroscopy.
G. Muller, R.N. Vannie, A. Ringuede, and Christel Laberty-Robert
J. Phys. Chem. C2013, 117, 16297-16305
DOI : 10.1021/jp403544a

 
Focus sur ...
Chaire "Chimie des matériaux hybrides" du Collège de france
Archives ouvertes : Le LCMCP est sur HAL-UPMC


Nos publications, articles, thèses ... sont désormais en ligne sur le portail d'archives ouvertes HAL.
Actuellement, une centaine de documents en texte intégral est accessible, sur plus de 700 notices au total.
Nous nous efforçons de donner accès à un maximum de publications en texte intégral, dans le respect de la politique des éditeurs.

 

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Sujets de thèse au LCMCP pour l'année 2019

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Stages 2014 niveau MASTER 2

Consultez la liste des sujets de stages proposés par les équipes du LCMCP (UMPC-CDF)

 

SMiLES

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L'activité du groupe de recherche "SMiLES" est centrée sur l'utilisation de techniques RMN pour la caractérisation structurale de matériaux préparés à partir de précurseurs moléculaires ou polymères. Plusieurs classes de composés sont étudiés, présentant chacun une problématique propre en matière de caractérisation.

Axes de recherche

Séminaires de la semaine

Jeudi 18/01/2018 (11h00, Jussieu, salle 32.42-101.103)

Laura Hippolyte

Séminaire labo

Pertinence des carbènes borane dans la synthès de nanoparticules d'or

Prix François Sommer

Clément Sanchez, professeur à l’UPMC, au Collège de France, membre de l’Institut, vice-président de la SCF s’est vu remettre, le 13 mars 2014, le prix François Sommer Homme et nature 2014

Prix ENI 2014

Clément Sanchez a reçu le prix ENI 2014, section protection de l'environnement.

En savoir plus

Prix 2014 de la division enseignement de la SCF

Le prix 2014 de la Division Enseignement et Formation de la Société Chimique de France a été décerné lors des journées du JIREC à Jacques Livage afin de saluer la qualité de ses nombreux cours centrés sur la couleur et réalisés au Collège de France.

Plus d'informations

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Objectifs scientifiques:
- Concevoir et élaborer des matériaux inorganiques et/ou hybrides originaux permettant de développer des réponses innovantes aux préoccupations sociétales dans les domaines de l’environnement,  l’énergie et de la médecine.
- Etudier les mécanismes de formation des nanomatériaux inorganiques et hybrides de la molécule au matériau final (matériaux denses ou poreux, sous la forme de films, poudres, monolithes).
- Comprendre les processus de formation des matériaux inorganiques et hybrides nanostructurés afin de permettre leur fabrication sur mesure (composition, taille,  morphologie, texture) avec un contrôle fin de leur chimie et du procédé d’élaboration associé.
- Développer une véritable ingéniérie bio-inspirée permettant d’accéder à de  nouvelles architectures multifonctionnelles (structures hiérarchiques) avec une parfaite maîtrise de la structure, de  la texture et de la fonctionnalisation des matériaux formés aux différentes échelles.

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        Groupe biomat

L’équipe « Matériaux et Biologie », dirigée par Thibaud Coradin (DR CNRS), rassemble des chimistes, biologistes et physiciens autour de thématiques visant à développer des matériaux « vivants ». Notre stratégie repose sur l'étude des principes de la "biochimie des solides" et l’intégration de fonctionnalités spécifiques de la biologie (auto-organisation, reconnaissance moléculaire, activité enzymatique, métabolisme cellulaire,..) au sein de matériaux et nanomatériaux polymériques, hybrides ou inorganiques, pour l’élaboration de biomatériaux biomimétiques, le développement de nouveaux dispositifs biotechnologiques et la mise en place de procédés innovants en sciences de l'environnement.

Page Web de Sylvie MASSE

Sylvie MASSE

Chargé(e) de Recherche

Laboratoire Chimie de la Matière Condensée de Paris - UMR CNRS 7574
UPMC - Tour 44-43 / Et.4 / 404
4, Place Jussieu
75005 Paris Cedex 05

téléphone: (33 1) 01 44 27 61 47
fax: (33 1) 01 44 27 15 04 / 14 43
email: sylvie.masse[at]upmc.fr

Activité

-  Elaboration par voie sol-gel de nanomatériaux bio-hybrides pour des applications biomédicales ou pharmaceutiques

Page Web de Laurence ROZES

ROZES Laurence

Professeur

Laboratoire Chimie de la Matière Condensée de Paris - UMR CNRS 7574
UPMC - Tour 44-34 / Et.4 / 420
4, Place Jussieu
75005 Paris Cedex 05 

téléphone: (33 1) 01 44 27 63 06
fax: (33 1) 01 44 27 xxxxx
email: laurence.rozes[at]upmc.fr

Activité

Elaboration de matériaux hybrides à composante polymère.

Page Web de Guillaume LAURENT

Guillaume LAURENT

Ingénieur d'Etudes

Laboratoire Chimie de la Matière Condensée de Paris - UMR CNRS 7574
UPMC - Tour 44-43 / Et.4 / 404
4, Place Jussieu
75005 Paris Cedex 05

téléphone: (33 1) 01 44 27 61 47
fax: (33 1) 01 44 27 xx xx
email: guillaume.laurent[at]upmc.fr

Activité

Gestion du spectromètre RMN Avance 300MHz : planning, entretien, maintenance.

Page Web de Gervaise MOSSER

MOSSER Gervaise

Chargé(e) de Recherche

Laboratoire Chimie de la Matière Condensée de Paris - UMR CNRS 7574
UPMC - Tour 44-54 / Et.4 / Bureau 418
4, Place Jussieu
75005 Paris Cedex 05

téléphone: (33 1) 01 44 27 65 53
fax:
email: gervaise.mosser[at]upmc.fr

Activité

Etude du contrôle de l'organisation macroscopique et ultrastructurale de matrices modèles mimant les tissus du vivant.

Page Web de Florence BABONNEAU

BABONNEAU Florence


Directeur de Recherche

Laboratoire Chimie de la Matière Condensée de Paris - UMR CNRS 7574
UPMC - Tour 44-43 / 420
4, Place Jussieu
75005 Paris Cedex 05

Page de Dominique BAZIN

(Photo personnelle)

Dominique BAZIN

Directeur de Recherche

Laboratoire de Chimie de la Matière Condensée de Paris
Université Pierre et Marie Curie (Paris VI)
Tour 44-43 / Et.4
4, Place Jussieu
75005 Paris Cedex 05
France

Tél. : +33 1 44 27 61 46
Bureau :    43-44 / 402
email : dominique.bazin@upmc.fr

 

Notre activité

Notre activité de recherche s'articule le long des thèmes transversaux suivants :
- Matériaux fonctionnels pour l'énergie, l'environnement et les technologies de l'information
- Matériaux fonctionnels pour la biologie et la médecine
- Texturation et organisation multi-échelle de la matière
- Elaboration de nanostructures 2D et 3D inorganiques et hybrides

Membres Equipe "SMiLES"

Membres permanents
ALBERIC Marie

01 44 27 -- --
marie.alberic(@)sorbonne-universite
Chargé(e) de Recherche
AZAIS Thierry

T. 44-54 / 404 - 01 44 27 56 75
thierry.azais[at]upmc.fr

Page Web
 
Maître de Conférences
BABONNEAU Florence

T. 44-43 / 420 - 01 44 27 62 87
florence.babonneau[at]upmc.fr

Page Web
 
Directeur de Recherche
BACCILE Niki

T. 44-54 / 406 - 01 44 27 56 77
niki.baccile[at]upmc.fr
Chargé(e) de Recherche
BONHOMME Christian

T. 34-44 / 418 - 01 44 27 62 95
christian.bonhomme[at]upmc.fr
Professeur
BONHOMME-COURY Laure

T. 44-43 / 406 - 01 44 27 61 48
laure.bonhomme[at]upmc.fr
Maître de Conférences
GEDEON Antoine

T. 44-43 / 414 - 01 44 27 71 43
antoine.gedeon[at]upmc.fr
Professeur
GERVAIS Christel

T. 44-34 / 424 - 01 44 27 63 35
christel.gervais_stary[at]upmc.fr
Professeur
GUENNEAU Flavien

T. 44-43 / 412 - 01 44 27 36 27
flavien.guenneau[at]upmc.fr
Maître de Conférences
LORTHIOIR Cédric

01 44 27 71 43
cedric.lorthioir(@)upmc.fr
Chargé(e) de Recherche
LAURENT Guillaume

T. 44-43 / 404 - 01 44 27 61 47
guillaume.laurent[at]upmc.fr

Page Web
 
Ingénieur d'Etudes
NOSSOV Andrei

T. 44-43 / 412 - 01 44 27 36 27
andrei.nossov[at]upmc.fr
Ingénieur d'Etudes

Membres de la plate-forme technique RMN

Membres non permanents : 7
ALONSO DE CASTRO Silvia

01 44 27 -- --

Post-Doctorant(e)
DEBROISE Théau

-
theau.debroise(@)upmc.fr
Doctorant(e)
ESTEVE Emmanuel

01 44 27 -- --
emmanuel.esteve(@)upmc.fr
Doctorant(e)
RAKOTOZANDRINY Karol

01 44 27 -- --
karol.rakotozandriny(@)upmc.fr
Doctorant(e)
SEYRIG Chloé

01 44 27 -- --
chloe.seyrig(@)sorbonne-universite.fr
Doctorant(e)
TEH Winh-Chhunn

01 44 27 -- --

Stagiaire
TRAN THUY Ngoc Thanh

01 44 27 -- --

Stagiaire



[+/-] Anciens membres de l'équipe

Pointer la souris sur le nom pour afficher la photo

AJILI Widad   2018
Doctorant(e)

NOWACKA Agnieszka   2017
Post-Doctorant(e)
PETIT Ivan   2017
Doctorant(e)

ARNAUD Remi   2016
Post-Doctorant(e)
BALSACK Clara   2016
Doctorant(e)
GUZZETTA Fabrizio   2016
Doctorant(e)
LEROY Cesar   2016
Doctorant(e)
PEYRE Jessie   2016
ATER

CUVIER Anne-Sophie   2015
Doctorant(e)
DHASAIYAN Prabhu   2015
Doctorant(e)
ESTEVE Emmanuel   2015
Doctorant(e)
KERMORGANT Emmanuelle   2015
Stagiaire BTS
LAFFITE Guillaume   2015
Post-Doctorant(e)
MANET Sabine   2015
Post-Doctorant(e)
MEDOUGA-MANGA Mélissa   2015
Stagiaire BTS
NASSOKO Douga   2015
Post-Doctorant(e)
VALOTTEAU Claire   2015
Doctorant(e)
WEILAND Erika   2015
Doctorant(e)

VON EUW Stanislas   2014
Doctorant(e)

COLAS Helene   2013
ATER

PANESAR Kuldeep   2012
Post-Doctorant(e)
WANG Yan   2012
Doctorant(e)

FASSBENDER Birgit   2011
Post-Doctorant(e)
FOLLIET Nicolas   2011
Doctorant(e)
MICHAUX Florentin   2011
Post-Doctorant(e)

MALFATTI Luca   2010
Post-Doctorant(e)
QUELEVER Kristell   2010
Doctorant(e)
SPRINGUEL-HUET Marie-Anne  2010
Chargé(e) de Recherche
THOMAS Bejoy   2010
Post-Doctorant(e)

PAULETTI Alberto   2009
Doctorant(e)
POURPOINT Frédérique   2009
Doctorant(e)

FERNANDEZ-MARTINEZ Cristina   2008
Post-Doctorant(e)
ROILAND Claire   2008
Post-Doctorant(e)

GASQUERES Georgiana   2007
Post-Doctorant(e)

AUFORT Julie  
Doctorant(e)
BAZIN Dominique 
Directeur de Recherche
BEN MESSAOUD Ghazi  
Post-Doctorant(e)

 

Les infections urinaires et les empreintes de bactérie sur les calculs

 Le mouvement de baisse des calculs d’infection observé depuis 30 ans s’est inversé à la fin des années 1990 au point que la proportion des lithiases qui sont, en tout ou partie, d’origine infectieuse atteint aujourd’hui le niveau observé il y a 20 ans. Les explications de cette évolution sont probablement multiples, mais trois points méritent d’être soulignés :  La proportion de lithiases d’infection est plus élevée après 70 ans aussi bien chez l’homme que chez la femme. Or la progression de certaines pathologies avec l’âge et, aujourd’hui avec l’obésité, telles que le diabète, favorise le risque infectieux, y compris au niveau de l’appareil urinaire; une certaine libéralisation des mœurs pourrait aussi contribuer à accroître le risque d’infection génito-urinaire et secondairement celui de lithiase d’origine infectieuse.

Les calculs prostatiques

Les calculs prostatiques sont considérés comme très communs chez les hommes de plus de 50 ans mais peu fréquents chez les patients de moins de 40 ans et rares chez les enfants [1,2]. Leur existence a été soulignée à la périphérie des tumeurs [1]. D’un point de vue chimique, les calculs prostatiques sont composés habituellement de phosphates de calcium [3] et formés soit par simple précipitation des sécrétions prostatiques, soit par calcification secondaire des corpora amylacea [4]. Ils ont pu croître spontanément ou être le résultat d’une inflammation, d’une infection ou d’une obstruction [5]. Dans une étude récente, Lin et al. [6] ont analysé la composition de 31 calculs prostatiques par spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier (IR-TF). Ils ont constaté que les calculs prostatiques étaient une combinaison de phosphates de calcium et d’oxalates de calcium chez 16 patients (51,6 %), des phosphates de calcium purs chez dix (32,3 %), d’oxalates de calcium purs chez deux (6,4 %), d’urate de sodium pour un (3,2 %), de brushite pour un (3,2 %) et d’acide urique pour un (3,2 %). En raison du grand nombre de calculs adressés au laboratoire de biochimie A de l’hôpital Necker dont certains étaient d’origine prostatique, nous avons entrepris une étude basée sur la IR-TF et la microscopie électronique à balayage à émission de champ (MEB-EC). Comparé au MEB classique, ce nouveau type de microscope a permis d’observer la topologie des calculs prostatiques à l’échelle mésoscopique sans passer par le dépôt de carbone habituellement requis.
Notre étude a montré que dans les travaux précédents, plusieurs phases chimiques ont été jusqu’à présent ignorées.
En effet, la diversité physico-chimique des phases mises en évidence dans les calculs prostatiques s’est avérée plus importante que la bibliographie ne le laissait supposer.

Matériel et méthodes
Un ensemble de 32 échantillons venant du laboratoire de biochimie A de l’hôpital Necker-Enfants—Malades a été étudié (Tableau 1). Ces calculs avaient été obtenus par résection endoscopique de la prostate chez des patients ayant une hypertrophie bénigne de la prostate symptomatique (n = 30) ou un adénocarcinome prostatique (n = 2). Les calculs développés dans la loge prostatique après prostatectomie ou résection endoscopique de la prostate ont été exclus. Chaque échantillon a été analysé par spectroscopie IRTF (spectromètre Bruker Vector22) entre 4000 et 400/cm-1 avec une résolution de 4/cm-1, en mode d’absorbance. De plus, pour chaque calcul prostatique, nous avons établi la
composition du noyau et de la surface. Ensuite, chaque échantillon a été observé par MEB-EC (Zeiss SUPRA55-VP doté d’un détecteur d’électrons secondaires Everhart-Thornley). Afin de maintenir l’intégrité physico-chimique des échantillons, nous avons effectué ces
mesures à faible voltage (2 KeV). Les images de ces échantillons ont été réalisées à des grossissements similaires, afin
de pouvoir comparer les tailles des cristallites observés.

Résultats
La composition des calculs est dominée par les phosphates calciques qui étaient majoritaires dans 90,7 % des cas. Cependant, l’analyse infrarouge a révélé la coexistence de plusieurs phases cristallines non rapportées antérieurement dans ce type de prélèvement
: parmi elles, le phosphate amorphe de calcium carbonaté (PACC), le phosphate octocalcique pentahydraté,
la brushite, et le citrate de calcium tétrahydraté.
L’analyse plus fine des résultats a dévoilé que la plupart des calculs prostatiques (96,9 %) comportaient au moins
deux phases cristallines. Le seul calcul (3,1 %) qui était chimiquement pur était celui composé de citrate de calcium
tétrahydraté. Trois calculs (9,4 %) ne contenaient que des phosphates calciques alors que les mélanges oxalophosphocalciques
représentaient 78,1 % des cas. Dans trois calculs (9,4 %), l’existence de struvite, toujours très minoritaire, a
été décelée. La carbapatite est de loin le composant prépondérant (75 %), suivie de la whitlockite (9,4 %) et du PACC (6,3 %). La carbapatite a
été décelée dans 96,9 % des cas, suivie de la whewellite (71,9 %), de la weddellite (53,1 %), de la whitlockite (50 %) et du PACC (43,8 %). Les protéines étaient présentes dans tous les calculs, majoritaires dans un seul cas (3,1 %).
L’une des caractéristiques des calculs prostatiques était leur richesse en protéines.

L’examen de la composition séquentielle des calculs, du noyau à la surface, a montré que la carbapatite était le composant principal dans toute la structure pour 43,7 % des prélèvements examinés (Tableau 1). Cependant, on observait un changement de phase cristalline entre noyau et surface dans la moitié des calculs. La whitlockite était présente en abondance dans le noyau de 11 calculs (34,4 %) et en surface de six calculs seulement (18,7 %). Un seul calcul (3,1 %) avait un noyau de whewellite. Quant à la weddellite, abondante en surface de quatre calculs, elle a été identifiée comme un composant majeur du noyau d’un seul calcul, où elle était associée à la carbapatite. Bien que la struvite ait été décelée dans trois calculs, elle n’était présente que dans un seul noyau (3,1 %). Enfin, on peut remarquer que le noyau du calcul contenant du citrate de calcium était presque exclusivement composé de cette espèce cristalline alors que la périphérie et la surface étaient essentiellement faites de protéines.

Les calculs d’oxalate de calcium – Le cas de l’hyperoxalurie primaire

 L’oxalate de calcium est le principal composant de 70 % des calculs rénaux dans les pays industrialisés. La whewellite (CaC2O4 - H2O) est environ deux fois plus fréquente que la weddellite (CaC2O4 - 2H2O), la caoxite (CaC2O4 - H2O) étant rarement observée. En ce qui concerne la whewellite, cinq sous-types de calculs ont été définis suivant leur morphologie à l’échelle macroscopique. Le plus fréquent est le sous-type Ia de couleur brun à brun foncé et dont la section est concentrique et radiale. Ce sous-type Ia s’observe essentiellement dans des contextes d’hyperoxalurie intermittente par excès d’apport en aliments riches en oxalate, ou d’hyperoxalurie de concentration par diurèse faible de manière chronique ou encore de maladie de Cacchi-Ricci. Le plus rare est le sous-type Ic. Dans ce cas, sa couleur est claire, blanche à brun jaune et sa section inorganisée. Le sous-type Ic doit faire évoquer le diagnostic d’une hyperoxalurie primaire, maladie génétique rare mais particulièrement grave conduisant à la destruction des reins.
 Nous avons montré que les différences structurales existant à l’échelle macroscopique et sur lesquelles repose le diagnostic médical existaient aussi à une échelle mésoscopique. Ainsi la morphologie et/ou l’agencement des cristallites de whewellite étaient spécifiques aux sous-types Ia, Ib, Ic et Id. Par exemple, le sous-type Ia est associé à un agencement radial et compact de cristallites sans morphologie définie alors que le sous-type Ib correspond à des cristallites en forme de bateaux avec un agencement aléatoire. A noter que les calculs de sous-type Ib, sans doute en raison de leur structure interne, sont plus résistants que les autres aux traitements par lithotritie extracorporelle.

Les calcifications pathologiques

Les calcifications pathologiques
D. Bazin, M. Daudon
LCMCP – UPMC, Collège de France,
Service des explorations fonctionnelles, Hôpital Tenon


Introduction

L’émergence des nouvelles technologies dans le domaine médical a permis un nouveau paradigme concernant les calcifications pathologiques [1-4]. Sur le plan clinique, on peut distinguer au moins deux configurations dans lesquelles soit la calcification est la conséquence directe de la pathologie (calculs rénaux composés de DHA) [5,6], soit elle est associée une pathologie dont elle signe éventuellement la sévérité. Le spectre des pathologies qui sont susceptibles d’induire des calcifications pathologiques est étendu : cancer [7], infections [8], maladies environnementales [9] et génétiques [10]. Quel intérêt pour le clinicien ? Préciser les caractéristiques physicochimiques de ces formes de dépôts minéraux anormaux, calciques ou non, dans un tissu ou un organe constitue une recherche de choix permettant soit de poser un diagnostic médical précoce car cette caractérisation peut désormais s’effectuer l’échelle subcellulaire. Quel intérêt pour le physicochimiste ? En décrivant différentes échelles (du macroscopique l’échelle atomique) de manière originale les conditions pathogéniques qui sous-tendent leur genèse, une recherche fondamentale sur les processus de réactivité de surface entre éléments traces et nanocristaux (catalyse et stockage) ou encore sur la conception de modèles bio-inorganiques est engagée.

Les calcifications ectopiques présentes dans les biopsies rénales

Considérons maintenant les calcifications ectopiques présentes dans les biopsies rénales. L’analyse par coloration pour identifier ces cristaux effectuée par les anatomopathologistes constitue la démarche usuelle. Néanmoins, l’une des limitations majeures de ce type d’approche est liée à la mise en œuvre de colorants dont l’efficacité est des plus incertaines [i,ii,iii]. En effet, la coloration passe par des imprégnations successives avec des solutions aptes à dissoudre une partie significative de certaines calcifications et ce en raison de leur pH. Ainsi, des calcifications observables à la loupe binoculaire peuvent disparaître à la suite de colorations sensées les mettre en évidence. Par ailleurs, ces méthodes de coloration ne sont pas aptes à caractériser la diversité chimique des calcifications ectopiques. Or cette diversité chimique existe comme l’ont dévoilé deux jeux d’expériences basées sur la spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier [iv,v]. Parmi les phases chimiques décelées dans les biopsies rénales que nous avons analysées, citons l’acide méthyl-1 urique, la whewellite, la weddellite, la carbapatite et son précurseur amorphe, l’urate acide de sodium monohydraté, la whitlockite, la dihydroxyadénine, le phosphate octocalcique pentahydraté, la silice opaline et la calcite. La signature infrarouge d’un médicament, le foscarnet, a également été mise en évidence. De plus, nous avons observé que plusieurs phases cristallines pouvaient être simultanément présentes dans une même biopsie. Cette diversité des phases chimiques présentes dans les biopsies est encore mal comprise et peu de publications s’intéressent à cette thématique.
 
Exemple d’un cas clinique diagnostiqué sur la ligne SMIS du synchrotron Soleil.

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