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Phénotype osseux et perte osseuse d’immobilisation chez les deux souches de souris consanguines : les c3H/Hej et les c57bl/6j.

Date : 18/02/2005 à 14h00

Intervenant :
- Laurence VICO, Directrice de recherche INSERM, Directrice du Laboratoire de Biologie du Tissu Osseux, Equipe 366 INSERM, Université Jean Monnet, Saint Etienne.

Résumé : Nous avons caractérisé le squelette de deux souches de souris consanguines connues pour avoir une haute (C3H/He ou C3H) et basse (C57BL/6J ou B6) masse osseuse, puis nous les avons soumises à un modèle d’immobilisation afin de tester l’hypothèse selon laquelle la perte osseuse de l’immobilisation est génétiquement déterminée. La métaphyse fémorale distale a été évaluée par densitométrie, histomorphométrie et par deux méthodes microtomographiques à rayons X (microscanner et rayonnement synchrotron). Le degré de pontage et la minéralisation de la matrice collagénique, les épaisseurs corticale et trabéculaire, la porosité corticale et le degré d’anisotropie sont plus importants chez les C3H que chez les B6. Aux niveaux fémoral et systémique, les activités osseuses de résorption et de formation sont moins élevées chez les C3H que chez les B6. En bref, les C3H ont donc des activités cellulaires basses, associées à une masse osseuse élevée et un os plus mature comparées aux B6. Enfin, un dimorphisme sexuel a été décrit dans ces souches. Lorsque ces animaux sont soumis à un modèle d’immobilisation, leurs stratégies d’adaptation sont différentes. Après 14 jours, les B6 suspendues diminuent leur masse osseuse fémorale par amincissement des travées. Ces altérations résultent d’une dépression de la formation osseuse, visible dès 7 jours et qui se normalise à 14 jours. Ces souris, à squelette mature, présentent une cinétique de perte osseuse comparable à celle déjà décrite chez le jeune rat en croissance. Les C3H ne perdent pas d’os après 14 et 21 jours de suspension. Cependant, à 14 jours, leurs activités de résorption et de formation osseuses sont stimulées et pourraient donc permettre de conserver un bilan tissulaire stable. Cette souche pourrait posséder les gènes permettant de prévenir la fragilité osseuse de l’immobilisation.