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Validation d’un nouveau concept d’imagerie médicale ultrasonore.

anomalie : différence entre titre et résumé (sujet)

Doctorant : Djelloul REGUIEG

Directeur de thèse : Pascal LAUGIER

Sujet : Validation d’un nouveau concept d’imagerie médicale ultrasonore.

Etablissement : Université Pierre et Marie Curie Paris VI

Date de soutenance : JANVIER 2009

Résumé :

Selon l’OMS (1), « l’ostéoporose est une maladie caractérisée par une masse osseuse réduite et une détérioration de la micro architecture du tissu osseux ». Cela entraîne une fragilité accrue du squelette, et une augmentation du risque de fracture. A l’heure actuelle, la première stratégie de prévention est thérapeutique (traitements hormonaux substitutifs). Le dépistage est la clef de la deuxième stratégie de prévention. Or, la difficulté de la pathologie ostéoporotique est qu’il s’agit d’une maladie longtemps silencieuse et que, lorsque les fractures surviennent, il est plus difficile d’obtenir une prévention efficace. On comprend donc l’importance du dépistage. L’arsenal des moyens diagnostiques de l’ostéoporose s’est considérablement diversifié dans les années 1990 avec le développement de nombreuses techniques basées sur l’utilisation des rayons X, des ultrasons ou de l’IRM (2). Parmi ces techniques, la place des ultrasons (ultrasonométrie quantitative) n’a cessé de croître, en raison du coût modéré, de l’absence d’irradiation et de résultats cliniques indiscutablement prometteurs. Les techniques ultrasonores actuelles reposent essentiellement sur une mesure en transmission de vitesse et d’atténuation des ondes ultrasonores au niveau du calcanéum (os du talon). Une image est réalisée en effectuant un balayage mécanique. Les principales limitations de ces appareils sont le couplage par bain d’eau entre le pied du patient et les capteurs ultrasonores et le temps nécessaire à la mesure (quelques minutes). C’est dans ce contexte que se place mon sujet de thèse : il consiste à valider un nouveau concept d’imagerie médicale ultrasonore. Il a pour but de développer et valider un prototype de caméra ultrasonore pour des mesures par contact et en temps réel. L’image ne sera plus faite par un balayage mécanique des capteurs, mais en utilisant des matrices de capteurs et un balayage électronique. La technologie envisagée consiste à positionner face à face deux matrices de capteurs longilignes, l’une d’entre elles focalisant sur un axe vertical et l’autre sur un axe horizontal. Ainsi, la zone de mesure se situera au point d’intersection des deux faisceaux, ce qui équivaut en termes de résolution à travailler avec des capteurs mono éléments focalisés. Le travail de thèse comprend des aspects :

technologiques : participation à la mise au point du prototype. expérimentaux : validation in vitro par comparaison avec un imageur ultrasonore conventionnel. cliniques : une fois la validation in vitro réalisée, validation de la technique in vivo, puis validation clinique en réalisant une campagne de mesure multi modalité (ultrasons et rayons X). Ce projet est développé dans le cadre d’une ACI (3) « Technologies pour la santé » menée en collaboration entre le Laboratoire d’Imagerie Paramétrique et le Laboratoire Ultrasons Signaux et Instrumentations de Tours (M. Defontaine, F. Patat). Il fait également intervenir des partenaires cliniques pour la phase de validation in vivo. Le prototype devrait voir le jour fin 2004. En cas de succès, il est raisonnable d’envisager à relativement court terme un transfert de technologies vers l’industrie, après que la validation clinique aura été réalisée.

(1) OMS : Organisation Mondiale de la Santé (2) IRM : Imagerie médicale par Résonnance Magnétique (3) ACI : Action Concentrée Incitative

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