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Accueil du site > Productions scientifiques > Thèses > Thèses soutenues > Ostéodensitométrie ultrasonore - Application à l’ostéoporose.

Ostéodensitométrie ultrasonore - Application à l’ostéoporose.

Doctorant : Christine CHAPPARD

Directeur de thèse : Geneviève BERGER

Sujet : Ostéodensitométrie ultrasonore - Application à l’ostéoporose.

Etablissement : Université Paris XII

Date de soutenance : 2000

Résumé :

Des techniques alternatives à la densitométrie par absorptiométrie biphotonique (DXA) se sont développées afin d’accéder à la micro-architecture osseuse dans l’ostéoporose. Les ultrasons ont suscité un grand intérêt de par leur innocuité, leur simplicité, le coût modéré et le caractère transportable du matériel. La méthode ultrasonore est validée dans la prédiction des fractures pour des mesures en transmission au calcanéum à basse fréquence (500 KHz) et en immersion. Les paramètres mesurés sont la variation de l’atténuation en fonction de la fréquence (BUA) et la vitesse de propagation. L’appareil que nous avons utilisé est un prototype qui possède des transducteurs focalisés, le balayage permet de construire une image de BUA et d’identifier ainsi les structures anatomiques. Notre travail a été la première opportunité de démontrer in vivo avec l’image en comparant des zones anatomiques identiques que le BUA à la fréquence utilisée est fortement corrélé à la densité minérale osseuse obtenue en DXA contrairement à l’idée admise jusqu’alors. La précision des mesures ultrasonores ne permet pas à l’heure actuelle de mettre en évidence des variations fines au cours du temps c’est à dire d’apprécier l’évolution de la maladie et l’efficacité des traitements. Nous avons montré que la variabilité des mesures était liée principalement aux temps d’immersion et à la rotation du pied. A partir de ces constatations nous avons déterminé un protocole d’acquisition standardisé qui nous a permit d’atteindre une amélioration sensible de la précision qui est devenue proche de celle obtenue en DXA. Les mesures de vitesse de l’os trabéculaire et des tissus mous sont proches. Nous avons montré que les variations d’épaisseur et de composition des tissus mous sont susceptibles de modifier les mesures de vitesse. Pour cela, nous nous sommes aidés d’images IRM sur lesquelles les épaisseurs des différents milieux rencontrés par le faisceau ultrasonore ont été mesurées. Pour simuler la variation de composition, nous avons utilisé les valeurs de vitesse de la graisse sous cutanée rencontrées dans la littérature. La conséquence pratique est qu’il est nécessaire de contrôler les situations susceptibles de faire varier la composition où l’épaisseur des tissus mous (heure dans le nycthémère, la température…) pour interpréter les résultats de variation de vitesse des études longitudinales.

Mots-clés : Ultrasons, Densitométrie Osseuse, Ostéoporose, Calcanéum, Précision.

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