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Mathieu Santin

Vendredi 13 Mai 2011, 14h00

Titre : Imagerie in vivo d’un biomarqueur de la maladie d’Alzheimer par IRM micro-anatomique. Un outil de suivi thérapeutique

Orateur : Mathieu SANTIN

Résumé : La maladie d’Alzheimer est une affection dégénérative (caractérisée par une mort cellulaire lente prématurée) du système nerveux central, dont la fréquence augmente avec le temps en raison de l’augmentation de l’espérance de vie (actuellement 600 000 personnes atteintes en France). Aujourd’hui le diagnostic est le plus souvent tardif et ne peut être établi avec certitude qu’à partir d’une étude neuropathologique post-mortem du cerveau. L’examen neuropathologique doit révéler la présence de dépôts extracellulaires (plaques séniles) constitués de peptides β-amyloïdes (Aβ) agrégés et d’altérations du cytosquelette sous la forme d’agrégats intracellulaires de protéines Tau hyperphosphorylées. Le contenu en fer des dépôts amyloïdes semble être la raison pour laquelle certaines de ces lésions sont détectables à l’IRM. Ces plaques amyloïdes sont identifiables avec des séquences pondérées T2* et apparaissent sous la forme de signaux hypointenses. La détection de plaques individuelles reste néanmoins un grand challenge qui peut être surmonté par l’utilisation d’aimants à très haut champ qui permettent d’imager à haute résolution. Néanmoins, seules des souris relativement vielles ont un contenu en fer des plaques amyloïdes suffisant pour créer un bon contraste IRM et ainsi permettre d’inférer leur présence. C’est pourquoi une méthode a été développée à l’aide d’un agent de contraste IRM afin de rendre possible la détection de ces plaques sur des souris jeunes. Une première étude transversale a été menée. Des résultats très encourageants ont permis de montrer une corrélation entre l’âge des souris avec la quantité de plaques amyloïdes détectées par IRM. Ces résultats ont également pu être corrélés avec l’immunohistochimie. L’étude de l’évolution de la charge amyloïde est désormais réalisée sur des souris plus jeunes de manière longitudinale. Une étude de réponse à un traitement anti-Alzheimer est en cours. Actuellement les méthodes permettent d’imager l’ensemble du cerveau d’une souris (128 coupes) avec une résolution d’environ 30 microns dans le plan en moins de deux heures. Enfin, les méthodes permettant la détection précoce de plaques amyloïdes étant relativement invasives, une autre approche a été tentée afin de permettre une injection périphérique de l’agent de contraste et de favoriser son passage au travers de la barrière hémato-encéphalique. Cette méthode met en jeu l’utilisation d’ultrasons ainsi que d’agents de contraste couramment utilisés en échographie, notamment pour des mesures de perfusion. Ici ces microbulles vont permettre, sous l’action du faisceau ultrasonore, l’ouverture transitoire de la barrière hémato-encéphalique.